Le journal d'Haroun
La Gen Z coud, l’IA rêve, et moi je bats les cartes ✂️🃏
Tricot, crochet et électroclash : l’été 2026 sent le fait-main et les pixels. Haroun décrypte ce grand bazar avec un brin d’ironie et une pointe de tendresse.
Bon, les petits loups, installez-vous. L’autre jour, je traîne dans une brocante, et je tombe sur une gamine de 20 ans en train de marchander un métier à tisser. « C’est pour mes lives TikTok », qu’elle me dit. J’ai failli m’étouffer avec mon café noir. La mode, comme le souligne une certaine actu, vire au fait-main, au crochet, au tricoté serré. La Gen Z largue le tout-numérique pour le tout-artisanal, et c’est beau à voir. Un pied de nez aux algorithmes, une quête de douceur à l’ancienne. Puis l’été 2026 débarque avec son bazar sonore : hyperpop, EDM, rap, électroclash, tout se mélange dans un boucan joyeux. Et au ciné, on flippe en 4K sur des peurs modernes nées d’Internet. Ce grand écart me parle : on veut du concret sous les doigts, mais des frissons plein le crâne.
Moi, je vois ça, et je pense direct à mes cartes. Le Pape — la tradition, le savoir-faire — revient en force. Mais il danse avec le Mat, cette électron libre qui fonce dans l’inconnu numérique. L’époque est schizo, entre désir de racines et envie de vertige. C’est pas pour rien que la carte du Monde apparaît souvent ces temps-ci : tout se connecte, le fil de laine et le câble réseau, la boule à facettes et le tarot.

Quand le tricot te tricote l’âme
S’tendance « fait-main », c’est pas juste une histoire de pulls moches qui redeviennent cool. C’est un bras d’honneur au règne du parfait, du lisse midjournisé. On veut de l’authentique, de l’irrégulier, du « fait par moi, même bancal ». Je vois les jeunes manier l’aiguille comme d’autres tapotent sur un clavier : c’est leur méditation trash. D’après ce qu’on lit ici et là, l’artisanat nouveau est un cri. Et c’est beau, parce que ça me rappelle ma propre tambouille : je bats mes cartes, je les sens sous mes doigts, et ce geste-là, aucun chatbot ne te le donnera, coco.
Côté musique, l’été promet une bande-son qui donne envie de danser pieds nus dans un champ. Hyperpop et électroclash, c’est du sucre pétillant pour les oreilles. Les gamins en festival, avec leur chapeau en crochet et leur bang énergétique, c’est un mélange qui rend mon Pendu jaloux : eux, ils avancent sans trop se retourner. Le cinéma, lui, joue les Cartes de la Lune : atmosphère trouble, peurs insaisissables, ombres numériques. Ça parle de nous, de notre époque flippante et fascinante.
Petit conseil du vieux Haroun : laissez vos ciseaux coudre et vos platines cracher, mais gardez un œil sur ce qui se trame à l’intérieur. Les cartes, c’est juste un miroir. Et parfois, un bon gros tirage gratuit, ça éclaire mieux qu’un flash de festival. Allez, venez me voir : tire les cartes gratuitement avec moi.


