Le journal d'Haroun
Marronnier de la mode : le velours revient, et moi je bats les cartes pour savoir si t’es prêt à briller en brun
L’automne-hiver 2026-2027 nous promet du chocolat, du cuir et des écharpes qui t’avalent. Pendant que les fashionistas se pâment, je lis dans le marc de café des podiums pour voir si tu vas succomber ou rester fidèle à ton jean pourri.
Ah, la mode. Ce grand cirque où on te fait croire que porter un sac poubelle en velours côtelé est une révolution spirituelle. L’automne-hiver 2026-2027, mes cocos, c’est le retour triomphal du marron, du cuir, de la fausse fourrure et des écharpes assez larges pour cacher un cadavre. Oui, j’ai dit marron. Pas beige, pas camel, marron. Le chocolat, ils appellent ça. Comme si on allait croquer dedans. Franchement, qui a décidé que le brun serait le nouveau noir ? Un type qui a renversé son café sur un moodboard, probablement.
Et puis il y a ces imprimés floraux qui refleurissent en plein hiver. Des fleurs sur du cuir ? On dirait un bouquet posé sur un canapé de psy. Mais bon, les stylistes nous jurent que c’est « audacieux ». Moi, je veux bien être audacieux, mais pas au point de ressembler à un hippie des années 70 qui aurait fait un stage chez un motard. D’ailleurs, les silhouettes s’inspirent des seventies, à ce qu’on dit. Super. On va tous avoir l’air de figurants dans un film de Claude Lelouch, à chercher nos clés de voiture dans une poche en patchwork.
Le velours, ou l’art de pelucher les chaises et tes neurones
Le velours revient en force. Tu te souviens de ce tissu qui attrape la poussière mieux qu’un aimant à moutons ? Eh bien, prépare-toi à en porter du matin au soir. D’après les tendances relayées, le velours est partout : vestes, pantalons, sacs. Moi, je dis : méfie-toi. Le velours, c’est comme un ex toxique : beau au premier regard, mais il retient tout ce que tu n’as pas nettoyé depuis trois mois. Et si tu as un chat, oublie. Sauf si tu veux un look « poils d’animaux assumés ».
Bon, je te charrie, mais il y a du bon dans ce déluge de bruns. C’est une saison de repli, de chaleur, de trucs doux. En cartomancie, on dirait que c’est l’heure de la carte de la Reine de Deniers : confort, stabilité, mais aussi un brin de nostalgie. On veut se lover dans des matières qui rassurent, se draper dans des souvenirs de grands-mères élégantes. Le marron, c’est la couleur de la terre, des racines. On a besoin de s’ancrer, vu le bazar ambiant. Alors ouais, enfile ta fausse fourrure, mon pote, si ça te donne l’impression d’être un ours en peluche qui a réussi.
Mais attention à l’écharpe oversize. Elle est stylée, certes, mais il paraît qu’on peut disparaître dedans. J’ai déjà vu des cas. Des gens qui sortent de chez eux le matin, et pouf, plus de nouvelles. On les retrouve en avril, emmêlés dans leur propre laine. Si tu tiens à ton intégrité physique, je te conseille plutôt un tirage de cartes pour savoir quelle pièce te va. Allez, viens, on va rigoler un coup et je te dirai si tu es plutôt « cuir clouté » ou « gilet de mamie en velours ». tire les cartes gratuitement avec moi.

